• noel10Je vais rompre avec les préparatifs et vous faire la surprise suivante.

    Je vous présente les dernières photos de la vitrine esprit "boudoir". Les boiseries sont terminées et les rideaux posés. Cet après-midi, j'ai poursuivi le relookage des meubles. Avec un peu de travail et de patience, je vous les présenterais très prochainement.

     

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    Vue d'ensemble de la vitrine

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    La partie "petit salon"

     

     

     

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    Le rideau marquant la séparation entre les deux parties de la vitrine

     

     

     

     

     

     

     

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    Le rideau de la partie "véranda"

     

     

     

     

     

     

     

    De jolis rêves à tous...

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  • noel9Aujourd'hui, après avoir visité la Suède, dégusté du pain d'épices et des bredele, je vous emmène chez nos voisins italiens.

    Benvenuto a tutti !!!

     

    le 8 décembre

    Les préparatifs de Noël ont débuté le 8 décembre dans toute l'Italie. Quelques enfants fêtent Saint Nicolas mais ils préfèrent attendre le jour de l'Immacolata pour entrer dans l'Avent. C'est un jour férié et est célébré dans toutes les villes et villages.Les habitants font le tour des rues et places portant de somptueuses statues de la Vierge en procession. Dans certains endroits, une multitude de petites bougies ou de lumignons éclairent des reposoirs en l'honneur de l'Immaculée Conception. Ce jour marque la réunion de famille pendant laquelle le sapin est décoré. Avant de le parer, il faut aller au "mercato di natale" pour acheter quelques décorations.

    Les marchés de Noël fleurissent dans les principales villes du pays. Firenze (Florence) a son propre marché Piazza de la Croce.

    Le marché de Florence prend la classique marchés de Noël allemande, dans la place est recréé un village traditionnel de Noël avec des chalets en bois et de nombreuses décorations et illuminations.

    Les marchands, plus de 50, ont des articles pour la crèche de Noël, idées cadeaux, mais beaucoup sont aussi des propositions de nourriture avec des exposants de toute l'Italie qui offrent leurs produits typiques.

    Une partie du marché offre aussi des produits de Noël typiquement allemands comme le pain d'épices et de sucreries tels que le strudel. Dans le carré est aussi un magnifique carrousel pour les enfants.


    Le 13 décembre = Sainte Lucie

    C'est une sainte originaire de Sicile, vierge et martyre. Bien qu'elle soit originaire du Sud, c'est dans de nombreuses régions du Nord de l'Italie que Sainte Lucie apporte des cadeaux.
    Les provinces de parme, Piacenza, Brescia et Vérone, le Trento, le Frioul, la Vénétie Julienne ont longtemps fêté «les dons de Sainte Lucie».
    La tradition veut (voulait, la tendance générale est à abandonner saint Nicolas et sainte Lucie au profit de Babbo Natale, l'universel Père Noël) que les enfants écrivent une lettre à la sainte pour demander des présents. Bien sûr, il faut être bien caché dans son lit pour que Lucie puisse passer et déposer ce que chacun a demandé.
    Les enfants sages reçoivent des cadeaux, ceux qui ont triché pour essayer de voir la sainte reçoivent du sable ou du charbon.
    On laissait quelque nourriture pour la sainte et pour son âne Tobia et aussi pour l’assistant de la sainte, Gastaldo: des oranges ou du lait pour la sainte, de l’eau ou du sel pour Tobia et pour Gastaldo un peu de vin.

    NOEL: 24 et 25 décembre

    24 décembre : Vigilia di Natale, la Veillée de Noël
    La veillée de Noël commence avec un dîner maigre, constitué d'un plat de pâtes farcies aux légumes (tortellini di zucca) suivi dun plat à base de produits de la pêche – fruits de mer ou poissons de lac ou de rivière).
    Au dessert, les fruits secs, noix, amandes, noisettes rappellent les mendiants provençaux.
    La Messe de Minuit rassemble les communautés villageoises, animées de concerts de « voci bianche », les choeurs d'enfants qui généralement ont déjà donné quelques concerts les dimanches de l'Avent.

    25 décembre: jour de Noël
    De nos jours, les Italiens, grands et petits procèdent à la distribution des cadeaux le 25 décembre.
    Pour les uns, c'est Gesu Bambino, pour les autres, c'est Babbo Natale qui apporte les présents.
    Quelques-uns encore, -tadition autrefois vivace à Rome- c'était le Befana qui apportait ces présents le 6 janvier, jour de l'Epiphanie.
    La Befana est une sorcière qui se déplace sur un balai et entre dans les maisons par la cheminée, c'est pourquoi elle est couverte de cendres.
    Elle aussi aime bien les enfants sages et discrets, qui dorment durant son passage. Ceux-là recevront jouets et friandises, tandis que les curieux recevront quelques morceaux de charbon.
    Comme pour Sainte Lucie, prière de laisser quelques nourritures sur le rebord de la cheminée.
    On échange des voeux le jour de Noël, « auguri, auguri » entend-on dans les rues tandis que les cloches appellent à la messe du matin , on se téléphone « auguri, auguri », on s'embrasse, on se souhaite « buon natale ». « Auguri » se déclame jusqu'au soir.
    Le panettone ou le pandoro seront sur toutes les tables à la fin du repas.
     

    Pourquoi San Stefano -Saint Stephane- est-il fêté le 26 décembre ? Parce que Stéphane fut le premier martyr chrétien. Il est mort lapidé. Il est donc juste qu'il fut le premier après la fête de Noël qui célèbre la naissance du Christ.

    Heureux Italiens qui le 26 décembre peuvent se remettre des agapes de la veille et profiter des jouets neufs!

    L'après-midi de Santo Stefano la passeggiata est une véritable institution, visites familiales, visites des crèches vivantes ou de crèches géantes, on inaugure le tricycle neuf, on exhibe le joli sac ou le Borsalino tombés de la hotte, on a envie de prolonger quelques heures encore l'atmosphère de paix et de douceur dont la période est empreinte.

    Après cette visite rapide en Italie, je vous laisse déguster un morceau de panettone avec un excellent thé de "Mariage frères" à la rose et lavande ou un thé de Ladurée "Marie-Antoinette". J'en salive tellement mes souvenirs reviennent... Ce n'est qu'un ravissement pour les papilles...

    De jolis rêves à tous.

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  • noel8Prélude à la nuit

    Quelques heures avant l’effervescence du réveillon, sylvie nous a ouvert en grand les portes de sa maison. Sur fond de gris argenté et de blanc, la magie bat déjà son plein.

     

    le-hall_carrousel_gallery4Comme chaque année à Noël, la belle demeure, datant de 1890, s’habille d’un décor enchanteur qui transporte famille et amis dans un rêve éveillé… À partir du 1er décembre, Sylvie, passionnée de décoration éphémère, laisse libre cours à son imagination et à son goût de la mise en scène festive. Cette année, c’est le gris argenté qui l’a inspirée dans le choix des couleurs. Sous ses doigts de fée, la maison est transfigurée. Dès le hall d’entrée, le ton est donné : un sapin composé de boules d’hortensias séchées, givrées à la bombe, occupe toute la hauteur sous plafond tandis qu’une grande crèche de village, réalisée à partir de végétaux ramassés dans la forêt toute proche, rend hommage à la Nativité.

     

     

    le-salon_carrousel_gallery1Ce goût des métamorphoses et des mises en teintes réussies s’exprime pleinement dans le grand salon, mariant inspiration gustavienne et raffinement Louis XVI. Sylvie voulait un écrin à l’ambiance feutrée, « propice à un Noël féerique avec ceux qu’on aime ». Les panneaux muraux patinés gris clair aux boiseries soulignées d’un rechampi blanc ont servi de fil conducteur à la décoration de la pièce. « Cette teinte neutre permet de jouer la carte des couleurs par association ou par petites touches au gré de mes humeurs », explique Sylvie. Chineuse dans l’âme, elle a meublé l'espace en revisitant ses trouvailles au gré de son inspiration. Canapé et fauteuils cabriolets de style Louis XVI à médaillons, retapissés d’un tissu Pierre Frey (tissu Camées), commode, guéridons des années 70... le mobilier chiné, repeint et patiné par ses soins, a été retapissé dans des teintes claires pour mieux se fondre dans le décor.

    les-cadeaux_carrousel_gallery3D’autres meubles d’époque, comme une table à gibier XVIIIe d’origine italienne, ont été conservés dans leur jus pour laisser entrer l'émotion du vécu. La cheminée se pare d’un molleton d’un blanc immaculé, jonché de branches de sapin du jardin, de bouquets, de boules et de plumes « pour faire entrer un peu de neige dans toute la maison », précise Sylvie. Orné d’arbustes et d’une cage à oiseau, dans l’esprit d’un jardin d’hiver, le petit salon est apprécié en toutes saisons pour y savourer thé et chocolat chaud. De hautes fenêtres en plein cintre se déploient jusqu’au plafond, offrant une vue dégagée sur la nature tout en laissant passer la lumière à flots. Dans la cuisine, les préparatifs vont bon train autour de l’îlot central. Sous le lustre à pampilles,l’odeur du chapon farci mêlée aux senteurs de cannelle, de miel et de piment de Cayenne embaume la pièce.

    la-salle-a-manger_carrousel_gallery2Le sol en dalles à cabochon fleurs de lys « Styldal » (PRB à La Mothe-Achard) renforce l’esprit des lieux. Dans la salle à manger attenante, Sylvie a créé une ambiance aux accents baroques. Plantant son décor de fête sur fond de vieilles boiseries patinées en gris gustavien, elle a joué avec les lumières, poussant le souci du détail jusqu’à envelopper de papier argenté les branches du lustre. Chandeliers en verre noir, carafes, verres en cristal habillés de plumes et de petites boules, salerons anciens en argent ponctuent le chemin de table en tulle orné d’arabesques. Cet art de recevoir se prolonge dans les pièces de nuit. En rez-de-jardin, la chambre d’amis baigne dans une atmosphère féminine teintée de romantisme.

     

    la-chambre_carrousel_galleryLà aussi, Sylvie a exprimé son penchant pour les belles matières aux textures et tonalités complémentaires. Rideaux en taffetas coordonnés aux moelleux coussins et au linge de lit, tables de chevet juponnées d’une toile de lin chocolat donnent une impression de confort discret. À l’étage, la chambre des enfants se distingue par sa sérénité inspirée. Parquet peint en blanc, velouté des murs taupe, tons pastel du linge de lit : les teintes choisies invitent les petits à s’endormir paisiblement, malgré l’effervescence.

     

     

     

    Reportage réalisé par Patricia Prioton. Photos Christophe Madamour
    Campagne Décoration N°60 Nov-Dec 2009

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  • noel7Dattelbredele

     

     

     

    Ingrédients :

    - 3 blancs d'oeufs
    - 200 g de dattes
    - 250 g d'amandes hachées
    - 150 g de sucre

     

    Préparation :

    Réserver quelques dattes ; le reste sera haché menu.

    Faites monter les blancs d'oeufs en neige ferme, ajoutez peu à peu le sucre puis les dattes hachées.

    A l'aide de deux cuillères à café former de petits tas sur une tôle beurrée.

    Placez y un morceau de datte (de ceux que l'on avait réservé).

    Faire cuire dans un four préchauffé à 120° pendant 15 à 20 minutes


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  • noel7Bredele aux noix

     

     

     

    Ingrédients :

    • 250 g de farine
       
    • 125 g de sucre
       
    • 65 g de beurre
       
    • 50 g de noix moulue
       
    • 1/2 paquet de sucre vanillé
       
    • 1/2 paquet de levure chimique
       
    • 1 oeuf

     

    Préparation :

    • Bien battre le beurre, le sucre, l’œuf, le sucre vanillé et la levure chimique.
    •  Ajouter la farine.
       
    • Laisser reposer 3 heures au frais.
       
    • Abaisser la pâte au rouleau et faire des formes avec un emporte pièces, les badigeonner avec du jaune d’oeuf,
    • les mettre au four 10 minutes sur 150° à 180° environ.

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  • noel7Etoiles à la cannelle

     

     

    Ingrédients :

    • 900 gr de Sucre Glace
       
    • 1 Kg d'Amandes râpées fines (brutes)
       
    • 100 gr de Trimoline (ou sirop de sucre )
       
    • 25 gr de Cannelle
       
    • 6 à 8 Blancs d'oeufs

     

    Préparation :

    • Mélanger tous les ingrédients
       
    • Former une pâte qui doit être de consistance moyennement ferme. Rectifier si nécessaire avec les blancs ou avec un apport supplémentaire d'amandes râpées.
       
    • Abaisser la pâte de 5 à 8mm d'épaisseur. Enlever la farine.
       
    • Recouvrir l'abaisse de glace royale (1mm d'épaisseur). Réserver le tout au congélateur (10 à 20 min)
       
    • Découper à l'emporte-pièce "étoile" et laisser sécher un peu avant la cuisson.
       
    • Cuire à feu moyennement chaud (190° à 210°) pendant 7 à 10 min.
       
    • Les sujets ne doivent pas être entièrement cuits, il suffit qu'ils soient juste bien saisis extérieurement.

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  • noel7Continuons notre découverte des traditions de Noël. Je vous emmène en Alsace pour déguster un bredele.

    En alsacien, les bredele (Bas-Rhin), bredala (Haut-Rhin), bredle (Strasbourg) ou plus spécifiquement Winachtsbredele (mêmes variantes, littéralement : « petits gâteaux de Noël ») sont des petits fours qui sont aujourd'hui confectionnés à l'occasion des fêtes de fin d'année.

    L'origine et l'histoire des Bredele sont difficiles à établir. Les seuls indices disponibles sont des moules utilisés pour leur fabrication, dont le plus ancien datant du XIVe siècle. Il n'a toujours pas été déterminé avec certitude si ces moules servaient uniquement à l'approche de Noël ou bien également pour d'autres grandes occasions. En 1570, le Magistrat de Strasbourg interdit le marché de la St Nicolas. Ne pouvant plus acheter d'agrumes (oranges, mandarines et citrons) ni d'épices, nécessaires pour la préparation des Bredele, les ménagères de la ville protestèrent vigoureusement.

    Pour leur préparation, on découpait simplement la pâte au couteau, pour obtenir des formes carrées, rectangulaires ou des losanges. Dans ses "Mémoires", la Baronne d’Oberkirch raconte qu’on pouvait les acheter sur le Christkindelsmärik de Strasbourg. Les Bredele commencèrent à se démocratiser au courant du XVIIIe siècle. On en trouvera beaucoup plus au début du XIXe siècle avec l'apparition d'emporte-pièces.

    Les recettes se transmettant principalement à l'oral, on dénombre à présent autant de formes et de compositions de Bredele que de familles alsaciennes. Se démarquent cependant: anisbredele, étoile à la cannelle, brunsli, leckerli ou encore pumpernickel.

    En famille, on confectionne à partir de novembre souvent plus d'une dizaine de sortes de bredele. Les recettes familiales sont jalousement conservées et transmises. Certaines préparations nécessitent en effet un véritable tour de main. Ils sont traditionnellement conservés dans des boîtes en métal et on en sert à toutes occasions durant la périodes des fêtes : café, goûter, petit cadeau... On ne manquera pas d'en proposer à chaque visiteur.

    Il existe de nombreuses variétés différentes, avec des recettes parfois modernes, pour faire des assortiments. Les grands classiques sont :

    • le « anisbredela » (gâteau au blanc d'œuf et à l'anis vert),
    • les petits pain d'épices (Lapkueche) ou Leckerli,
    • sablés au beurre,
    • à la frangipane,
    • gâteaux aux amandes (Schwowebredele), noisettes ou noix,
    • les gâteaux aux épices (qui sont confectionnés à base de sucre et non de miel) etc.

    Il existe de nombreuses recettes. Je vous en livre quelques unes...

    Etoiles à la cannelle 
    Bredele aux noix 
    Dattelbredele 

    Bonne dégustation.

    De jolis rêves à tous.

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  • noel6En ce jour du 6 décembre, je vous souhaite à tous une Joyeuse Fête de la Saint Nicolas. Même si elle n'est pas fêté partout en France, cette tradition est encore vivace dans nos régions de l'Est notamment en Alsace ou en Franche-Comté. D'autres pays européens ont à coeur de fêter ce jour.

    En France, il est le Saint-Patron de la Lorraine. Nicolas est le grand patron des bateliers et mariniers, et des navigateurs d'une manière générale. L'histoire des trois enfants sauvés dans le bac à sel peut être interprétée comme une allégorie de marins sauvés du naufrage, le bac symbolisant le bateau, et le sel la mer. Tout au long des voies navigables de France sont élevées des chapelles dédiées à saint Nicolas.

    image35Lors de sa "tournée", saint Nicolas distribue traditionnellement une orange et du pain d'épices portant son effigie. Le Père Fouettard, vêtu de noir et porteur d'un grand fagot, parfois le visage barbouillé de suie, l'accompagne, et distribue une trique (une branche de son fagot) aux enfants qui n'ont pas été sages et menace de les frapper. Saint Nicolas est censé voyager sur une mule, aussi les enfants doivent-ils, le soir, préparer de la nourriture (foin, paille ou grain) pour l'animal; au matin, ils trouvent les friandises (ou la trique) à la place de ce qu'ils ont préparé pour la mule.

    Dans beaucoup d'écoles lorraines, saint Nicolas et le Père Fouettard passent visiter les jeunes enfants le 6 décembre et donnent parfois des cadeaux à ces derniers. À Metz, un défilé est organisé tous les ans dans les rues de la ville. Il est suivi d'un feu d'artifice sur la place d'Armes. À Nancy, un défilé est organisé tous les ans pour la Saint-Nicolas. Saint Nicolas est installé sur un char à Saint-Nicolas-de-Port, où un os de son doigt est conservé, et défile dans les rues de la ville. Le Père Fouettard, le boucher et les trois petits enfants de la légende sont également présents. A Bar-le-Duc, une parade du Saint-Nicolas est organisée et ensuite un feu d'artifice est tiré pour l'occasion.

    Bonne journée à tous et ne mangez pas trop de pain d'épices.

    De jolis rêves à tous.

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  • noel5Mon beau sapin !!.... Roi des forêts !!... Que j'aime ta verdure !!...

    Vous avez deviné le sujet du jour ! Non, pas encore !!! Allez, un peu d'imagination !!! Quel est l'élément indispensable pour déposer les précieux cadeaux du Père Noël ? Eh oui, c'est le sapin !!!!....

    Pourquoi utilise-t-on cet arbre au moment de Noël ? J'ai trouvé la réponse en me replongeant dans des ouvrages et articles anciens. Je vous livre un excellent article issus de "La nuit de Noël dans tous les pays" publié en 1912. Voici ce qui est écrit...

    "L'arbre de Noël est un petit arbuste vert,un épicéa normallement. Sur chaque branche,on attache les cadeaux que l’on veut distribuer aux enfants, à l’occasion de la fête. Ce sapin reste vert au milieu du deuil de la nature et  produit des fruits que personne n'utilise, fournit l’occasion de parler aux petits enfants du Christ qui, dans sa crèche, leur prêche la piété, l’obéissance, la pauvreté. Ils écoutent comme on écoute quand on est enfant : plus tard ils se souviendront.

    L'arbre de Noël (extrait du Monde illustré du 25 décembre 1897)
    L’arbre de Noël (extrait du Monde illustré
    du 25 décembre 1897)

    Qui donc peut assister sans être profondément ému à cette scène ravissante d’un arbre de Noël dans nos écoles maternelles ?"

    Dans le Journal de Rouen du 25 décembre 1897, Georges Dubosc écrivait : « Devant les yeux émerveillés des tout petits, le verdoyant sapin, illuminé de mille petites lumières tremblotantes, se dresse tout chargé de jouets et de cadeaux qui, pendant des heures, mettent du bonheur dans les âmes de tout ce monde enfantin. A ces joujoux d’un jour, on joint quelquefois une large distribution de bons vêtements chauds et de hardes neuves : tricots qui recouvrent les petits membres grelottants, mitaines qui préservent des engelures, foulards où s’enfouissent les petits nez rougis par la bise, bonnes galoches qui sonnent sur le pavé au moment des glissades. Et comme il n’est point de belles fêtes sans chanson, on chante quelques-uns de ces jolis noëls naïfs, sur des airs qui ont traversé les siècles et qui n’en sont pas moins une bonne et égayante musique ».

    Le romancier anglais Charles Dickens décrit ainsi l’arbre de Noël : « Cet arbre, planté au milieu d’une large table ronde et s’élevant au-dessus de la tête des enfants, est magnifiquement illuminé par une multitude de petites bougies et tout garni d’objets étincelants. Il y a des poupées aux joues roses qui se cachent derrière les feuilles vertes, il y a des montres, de vraies montres, ou du moins avec des aiguilles mobiles, de ces montres qu’on peut monter continuellement ; il y a de petites tables vernies, de petites armoires et autres meubles en miniature qui semblent préparés pour le nouveau ménage d’une fée ; il y a de petits hommes à face réjouie, beaucoup plus agréables à voir que bien des hommes réels - car si vous leur ôtiez la tête, vous les trouveriez pleins de dragées. - Il y a des violons et des tambours, des livres, des boîtes à ouvrage, des boîtes de bonbons... toutes sortes de boîtes ; il y a des toutous, des sabots, des toupies, des étuis à aiguilles, des essuie-plumes et des imitations de pommes, de poires et de noix, contenant des surprises. Bref, comme le disait tout bas devant moi un charmant enfant à un autre charmant enfant, son meilleur ami : Il y avait de tout et plus encore ! »

    Comment on installait et garnissait l’arbre de Noël
    Il faut choisir, dans la forêt, un beau sapin aux branches épaisses et bien vertes : on le plante dans une caisse profonde remplie de terre : les parois sont ornementées de papier multicolore ou d’andrinople. C’est, à Paris, au marché du quai aux Fleurs qu’on trouve à meilleur compte les sapins de Noël ; chaque année, les forêts de France et même de l’étranger en envoient un stock considérable.

     

    Enfants jouant avec leurs cadeaux et sapin au XIXe siècle
    Enfants jouant avec leurs cadeaux et sapin au XIXe siècle

    Il est bon de placer l’arbre au tiers de la pièce où l’on doit se réunir, afin de laisser, en avant, un espace suffisant pour recevoir les invités, grands et petits. On peut établir, dans un coin de la salle, une sorte de cloison de tentures, faite avec de longs rideaux épais. Derrière cette cloison, on peut placer un piano ou un harmonium autour duquel grands frères et grandes sœurs chanteront des noëls populaires : leurs voix sembleront se perdre dans un lointain mystérieux, et parfois imiter les Anges de Bethléem, annonçant aux bergers la venue du Sauveur.

    Il faut, sur le fond de verdure sombre qu’offre le sapin, placer des boules de verre ou de petits miroirs qui reflèteront, en mille facettes, la lumière des petites bougies suspendues dans l’arbre. Souvent on sème sur les branches quelques poignées de givre argenté et de neige artificielle ; on y ajoute aussi quelquefois de longs fils d’argent qu’on appelle des « cheveux d’ange ». Enfin, on accumule, avec art et bon goût, tout ce qu’on peut trouver de petits rubans, de faveurs, et on agrémente le tout de nombreuses bouffettes, de nœuds et de croisettes de bolduc rose.

    Quant aux bibelots, jouets et friandises à placer sur l’arbre de Noël, on a le choix, assurément, mais il faut prévoir ce qui fera le plus grand plaisir à l’assistance : les fruits et les jouets d surprises ont toujours le plus grand succès. Les enfants préfèrent souvent les objets peu coûteux aux cadeaux de grand prix : il faut surtout savoir les enjoliver et les présenter sous les formes les plus gracieuses et les plus attrayantes : par exemple, les petits paniers et les corbeilles seront recouverts de percaline et doublés de satinette rose ou bleue ; on collera sur les panoplies des papiers de couleur, des papiers de fantaisie à dessins comiques, etc. Quelquefois, on place, au sommet de l’arbre de Noël, une étoile lumineuse étincelante de rubis et d’émeraudes, ou un ange de carton aux ailes d’or et aux mains pleines de présents.

    Où prit racine la coutume de l’arbre de Noël ?

     

    Enfant portant un sapin de Noël (extrait de L'Album universel du 19 décembre 1903)
    Enfant portant un sapin de Noël (extrait de
    L’Album universel du 19 décembre 1903)

    Les savants ne sont pas d’accord sur l’origine de l’arbre de Noël : les uns le font remonter au temps du paganisme ; les autres lui donnent une origine gauloise ; d’autres, enfin, le font venir des plus pures traditions germaniques.

    Origine païenne. L’arbre de Noël, suivant une légende, remonterait aux peuples païens, qui célébraient, par des réjouissances, les derniers jours de l’année. Le sapin, « roi des forêts », comme disent encore certains chants populaires, recevait alors un culte idolâtrique : des sacrifices humains auraient même arrosé ses racines. Cependant, il faut observer que, parmi les nombreuses espèces d’arbres pour lesquels les anciens Germains avaient un culte, on ne vit jamais figurer le sapin. Il faut aller jusqu’à l’extrême Scandinavie où, dans les temps païens, lors des fêtes de Youl, célébrées à la fin de décembre, en l’honneur du retour de la terre vers le soleil, on plantait, devant la maison, un sapin auquel on attachait des torches et des rubans de couleur. Le christianisme aurait transformé cette coutume et l’aurait appropriée au Mystère de Noël, qui se célèbre à cette époque de l’année ; cette ancienne cérémonie serait tombée en désuétude avec le cours des siècles.

    Origine gauloise. Vers 573, saint Colomban, poussé par un ordre mystérieux de Dieu, quitta l’Irlande, son pays natal, et le monastère de Bangor, où les fortes études n’empêchaient pas l’enthousiasme de se développer. Il partit pour la Gaule dont, malgré la conversion de Clovis (la cérémonie avait eu lieu le 25nbsp ;décembre 496), les habitants avaient grand besoin d’être évangélisés. L’ardent missionnaire fut bien accueilli par Gontran, second fils du roi Clotaire et roi des Bourguignons.

    Bientôt l’étroite enceinte du vieux château romain d’Annegray, que lui avait concédé ce prince, fut insuffisante pour ses nombreux disciples. Une portion de la nouvelle communauté dut se transporter à Luxeuil, au pied des Vosges. Un soir de Noël, saint Colomban prit avec lui quelques-uns de ses religieux et parvint avec eux, en chantant des hymnes, jusqu’au sommet de la montagne où se trouvait un antique sapin encore vénéré par quelques habitants. Les religieux accrochent à l’arbre leurs lanternes et leurs torches ; un d’eux parvient jusqu’à son faîte et y dessine une croix lumineuse. Les paysans accourent et saint Colomban leur raconte les merveilles de la nuit qui donna au monde un Sauveur.

    Malgré cela, nous ne trouvons aucune trace dans nos vieux noëls normands, gascons, bourguignons ou provençaux. Dans toutes nos Pastorales, dans l’Officium pastorum, même silence au sujet du vert sapin étoilé de lumières. Ce n’était point le sapin, mais bien le chêne celtique qui était l’arbre symbolique par excellence dans les vieilles forêts druidiques de l’ancienne Gaule.

    Origine allemande. C’est en Norvège et en Suède que le sapin fut d’abord adopté aux fêtes chrétiennes de Noël, avant de devenir populaire dans les contrées du nord de l’Allemagne lors de ces mêmes réjouissances vers le début du XIXe siècle. L’arbre y avait été propagé par les Suédois dès la guerre de Trente ans (1618-1648).

     

    Trois enfants portant un sapin de Noël à la fin du XIXe siècle
    Trois enfants portant un sapin
    de Noël à la fin du XIXe siècle

    Mais c’est peut-être en Alsace qu’il faut chercher l’origine de l’arbre de Noël. Dans ce pays, les charmes de la poésie ont enveloppé tous les actes de la vie publique et privée. Si la tradition rapporte que dès 1521 on décorait avec des branches coupées 3 jours avant Noël, on n’avait pas encore recours au sapin entier. En 1546, la ville de Sélestat en Alsace autorise à couper des arbres verts pour Noël, au cours de la nuit de la Saint Thomas. Cependant nous trouvons la plus ancienne mention de l’arbre de Noël comme sapin entier dans une description des usages de la ville de Strasbourg, en 1605 seulement. On y lit le passage suivant : « Pour Noël, il est d’usage, à Strasbourg, d’élever des sapins dans les maisons ; on y attache des roses en papier de diverses couleurs, des pommes, des hosties coloriées, du sucre, etc. ». La Réforme avait contribué à répandre la coutume de l’arbre de Noël, les protestants préférant le sapin aux représentations des personnages bibliques de la Nativité.

    L’un des plus anciens vestiges de la coutume de l’arbre de Noël se trouve encore dans l’Essence du Catéchisme que publia en 1642-1646 le pasteur protestant Dannhauer, de Strasbourg. Il constate que depuis quelque temps, en Alsace, on suspend, à la Noël, pour la récréation des enfants, des bonbons et des jouets aux branches d’un sapin. Il déclare qu’il ignore d’où cet usage, qu’il blâme fortement, a pu tirer son origine. C’est en 1738 que Marie Leszczynska, épouse de Louis XV, aurait installé un sapin de Noël dans le château de Versailles. En 1765 encore, Goethe se trouvant à Leipsig, chez un ami, en face d’un arbre de Noël, exprime la surprise que lui cause ce spectacle qu’il voyait pour la première fois.

    L’arbre de Noël fut introduit à Paris, en 1840, par la princesse Hélène de Mecklembourg, duchesse d’Orléans, et favorisé plus tard par l’impératrice Eugénie. Cette même année, le prince Albert, époux de la reine Victoria, l’introduisit au palais royal de Buckingham, à Londres, et le mit en honneur dans l’aristocratie et la bourgeoisie anglaise. Cette touchante et délicieuse tradition de l’arbre de Noël, perpétuée à travers les âges, semble aujourd’hui plus vivace encore que jamais."

    Finallement, notre arbre de Noël est un élément si précieux pour les petits et grands que personne ne songe à remettre en question cette tradition, ancrée depuis la nuit des temps dans nos sociétés. Chacun a ses critères pour avoir le plus parfait des sapins et ainsi le décorer pour qu'il soit le plus beau.

    Ayez une petite pensée pour cet article lorsque vous choisirez votre arbre.

    De jolis rêves à tous.

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  • noel4Imaginez que vous vous promenez dans les rues du vieux Strasbourg. Il neige à gros flocons. Vous êtes emmitouflés dans votre doudoune bien chaude. Au cours de votre déambulation, une charmante odeur vient titiller vos narine. Sentez cette bonne odeur de cannelle... dans un joli morceau de pain d'épices bien mordoré...

    Au cours de mes recherches, j'ai trouvé de très bonnes informations sur un site dédié au pain d'épices. Je vous livre les origines de celui-ci et croyez-moi, elles sont très anciennes.

     

    Quelle est l'origine du pain d'épices que l'on aime tant ?

    L'origine du pain d'épice remonte très loin dans l'histoire.Déjà du temps des anciens égyptiens l'on consommait un pain au miel, puis le grec Aristophane fait mention du "melitounta" à base de farine de sésame et enduit de miel tandis que "Athénée" vente le "melilates" fabriqué à Rhodes.

    Pline l'ancien rapporte que les romains connaissaient le "panis mellitus", un pain frit arrosé de miel, cependant ce n'étaient que des précurseurs du pain d'épices actuel.

    Le pain d'épice tel que nous le connaissons aujourd'hui aurait pour origine le Mi-Kong, littéralement pain de miel en chinois, déjà consommé au Xème siècle et fait à partir de farine de froment, de miel et quelquefois relevé de plantes aromatiques. Des textes du XIIIème siècle citent le Mi-Kong comme faisant partie des rations de guerre des cavaliers de Gengis Khan qui le répandirent chez les arabes.

    l'origine du pain d'épice, la fabrication du pain d'épice dans un monastère, dessin de 1520, www.paindepices-lips.com C'est au moyen-âge, lors des croisades, que les occidentaux en firent connaissance en terre sainte et en rapportèrent la recette ainsi que les épices.
    Une première mention du "Lebkuchen" , pain d'épices en allemand, est faite à Ulm en 1296 puis il se répand dans les monastères du Saint-Empire romain germanique: Munich où un "Lebzelter" (pain d'épicier) paye une taxe en 1370, à Nuremberg il est mentionné en 1395, Aachen, Bâle, Augsbourg...

    Un texte de 1453 rapporte que le pain d'épices était sur les tables des moines cisterciens de Marienthal (Alsace) à l'occasion des fêtes de Noël.

    Au XVIIème siècle, le pain d'épices de Reims où officient une vingtaine de maîtres "pains d'épiciers" est le plus réputé du royaume, le bailli de l'archevêque leur octroie des statuts de corporation en 1571, reconnus officiellement en 1596 par Henri IV.

    A la renaissance, les "Lebküchler" (pain d'épiciers) étaient si nombreux en Alsace qu'ils avaient leurs propre corporation dont l'emblème représentait un ours en bretzel tel celui qui se trouve actuellement au dessus de la porte d'entrée de notre atelier de fabrication.
    En 1643 les statuts des corporations d'Alsace interdisent le cumul des métiers de boulanger et de pain d'épicier.

    Première mention à Dijon en 1711, Bonaventure Pellerin, vendeur de pain d'épice et cabaretier y est inscrit au registre des tailles.
    Gravure représentant un atelier de fabrication de pain d'épices, 1833, www.paindepices-lips.com
    En 1725, le pain d'épicier Nicolas Stohrer, qui fît son apprentissage dans les cuisines du roi Stanislas de Pologne à Wissembourg, devient le pâtissier favori de Marie Leszczynskaia, future reine de France qu'il suivra à Versailles.

    La première mention d'un "Lebküchler" à Gertwiller cite Andréas Schmidt, né en 1727 et établi rue de l'eau, dont les parents étaient déjà eux-même fabricants de pains d'épices et aubergistes à Mittelbergheim.


    Plusieurs moules alsaciens en bois fruitiers des XVème et XVIème siècles finement sculptés de magnifiques scènes ont étés conservés et témoignent du luxe entourant cette denrée à cette époque en raison de la rareté et du prix des épices.

    extrait du site internet : www.paindepices-lips.com
     

    Je sais qu'il y a des gourmands parmi les lecteurs. J'ai testé plusieurs recettes mais l'aspect et le goût ne me convenaient pas. Je dois vous dire que je n'aime pas trop le pain d'épices très cuit et surtout dégoulinant de miel. J'ai trouvé une recette dans laquelle j'ai trouvé un parfait équilibre entre les épices et le miel. Je vous livre ma recette.

    Ingrédients Recette
    - 250g de farine ♦ Préchauffer le four thermostat 5 ou à 150°C
    - 1 sachet de levure chimique ♦ Dans un saladier ou robot multifonction, mélangez la farine avec la levure
    - 125g de sucre ♦ Ajoutez le sucre, le miel et le lait
    - 8 cuillères à soupe de lait ♦ Ajoutez quelques cuillères d'épices à pain d'épices (achat en magasin spécialisé)
    - 125g de miel fondu ♦ Faites cuire pendant 35 à 40 minutes
    - épices mélangées  

    Bonne dégustation.

    De jolis rêves à tous.

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