• dans le petit Trianon très raffiné de Pascale

    On croirait entendre le bruissement d’une robe de marquise… Glissez-vous chez Pascale, jeune femme bien dans l’air du temps, qui s’est entourée d’une atmosphère très XVIIIème siècle.

     

    Nichée dans le vieux village champenois de Sézanne, cette demeure bien née ne manque pas de personnalité ! Elle a été habitée par la marquise Marie-Françoise de Beauharnais (dont le beau-frère épousa Joséphine, future impératrice) et, depuis 2006, par Pascale, sa propriétaire actuelle, qui lui a rendu toute son âme.
    En découvrant ce bâtiment du XVIIe siècle et sa grande cour pavée, Pascale et son mari Olivier, chineurs décorateurs passionnés, ont pressenti qu’ils avaient trouvé là ce qu’ils recherchaient : une maison familiale qui ouvrirait ses portes deux fois par an pour se transformer en boutique ouverte au public.

     

    Lever de rideau sur le salon bibliothèque où les décors de théâtre peints sur toile (fin XIXe début XXe) à l’aspect «décati», habillent les murs en accord avec les boiseries patinées vert-de-gris utilisées en soubassement. Le lustre en fer forgé se fait monumental, orné d’un drapé de taffetas couvrant toute la surface du plafond.
    Au sol, un tapis de savonnerie d’Aubusson plante le décor tandis que le sapin, orné de guirlandes en laine polaire, occupe toute la hauteur sous plafond. Canapé gondole brodé au petit point (de style Louis XVI), bergères style Louis XV recouvertes de chanvre, à l’assise confortable, marquise… Les sièges retapissés par Pascale, passionnée de linge ancien, sont des petites merveilles de délicatesse.

     

     Ces amoureux du passé, qui savent combien au XVIIIe siècle on avait le sens du divertissement, ont aménagé la salle à manger dans l’esprit de cette époque. Ils ont donné vie aux murs en jouant sur les nuances de teintes et sur les effets de matières.
    Les boiseries XVIIIe, peintes dans un camaïeu de bleu aqua rehaussé d’un rechampi blanc « altéré », offrent un cadre idéal à la grande table ovale entourée de chaises cannées de style Louis XV et de cabriolets Louis XVI, modèles «médaillon».
    Ici, la fête ne s’interrompt jamais et les surprises s’enchaînent.
    Une grande table parée d’une nappe en satin Duchesse, coordonnée aux tonalités bleu aqua des boiseries. Attend les convives dans un décor fastueux où l’argenterie se mêle à la verrerie vénitienne et à la porcelaine de Paris.

     

     

     

     

     

    Lanternes de procession, bouquet de bois, branches de sapin enneigées… l’entrée de la maison, vaste et lumineuse, découvre le petit salon de réception dont le sol peint en damier reprend le motif des cabochons de l’entrée.
    S’appuyant sur une grande connaissance des décors anciens, ils intègrent de nouveaux éléments dans chaque pièce afin de leur redonner du style : dallage en pierre de Toscane agrémenté de cabochons de marbre noir, boiseries et alcôves XVIIIe semblent avoir toujours été là et servent de toile de fond pour mettre en scène leurs trouvailles de brocante.

     

     

      

    À l’intérieur, de vastes pièces en enfilade favorisant la circulation et les perspectives, de généreux volumes et, au sol, un magnifique parquet chevillé XVIIIe siècle.
    Secrets partagés dans cette alcôve encadrée d’un drap en gros lin. Le lit de repos Louis XVI, laissé dans son jus, est magnifié par des appliques gainées de chanvre.

     

     

     

     

     

     

    Le petit salon se démarque par son esprit gustavien avec ses dégradés de gris et son tapis de sol peint en damier. Disposés avec art, les objets de brocante chinés se fondent dans le décor…
    Des objets étranges suscitent la curiosité…Les trésors réunis dans la bibliothèque anglaise – oiseaux naturalisés, bois de cerf, coquillages, herbiers – lui donnent des allures de cabinet de curiosités.
    L‘étrange gagne à être nimbé d’une douce clarté et Pascale a beaucoup travaillé la lumière. Sur les murs, elle a revêtu le papier peint d’une peinture à la caséine en écho au gris perle des boiseries d’origine.

     

     

    Avec son ciel de lit (soierie Lelièvre), l’ancien salon de la marquise de Beauharnais, a été métamorphosé en chambre.
    Les tons fanés du papier peint Laura Ashley et le jeu des boiseries peintes en faux bois rechampies or s’estompent en douceur au fil des longues rêveries dans le lit moelleux et romantique à souhait.
    Au-dessus de la double-porte, le trumeau est une réplique du décor du boudoir de Marie-Antoinette au château de Fontainebleau par Pascal Amblard, artiste peintre.

     

     

     

     

     

     

    Par patricia Prioton – Photos : Christophe Madamour (novembre/ décembre 2010) Campagne Décoration

     

     

     

     

     

     

     

    À l’intérieur, de vastes pièces en enfilade favorisant la circulation et les perspectives, de généreux volumes et, au sol, un magnifique parquet chevillé XVIIIe siècle.
    Secrets partagés dans cette alcôve encadrée d’un drap en gros lin. Le lit de repos Louis XVI, laissé dans son jus, est magnifié par des appliques gainées de chanvre.

    Candélabres de chapelle italiens, colombe sous globe, photophores mercurisés et guirlande de plumes électrifiée… le charme opère.
    « Durant toute l’année, la famille habite ici. Mais en décembre et en mai, le rez-de-chaussée accueille les visiteurs. À chaque vente, nous réinventons le décor des pièces au gré de nos coups de cœur, à partir d’un thème choisi comme fil conducteur. D’où le nom de baptême de la maison, Le Grillon Voyageur, clin d’œil à l’âme du foyer et à nos nombreux déplacements pour chiner », explique Pascale.

    Le petit salon se démarque par son esprit gustavien avec ses dégradés de gris et son tapis de sol peint en damier. Disposés avec art, les objets de brocante chinés se fondent dans le décor…
    Des objets étranges suscitent la curiosité…Les trésors réunis dans la bibliothèque anglaise – oiseaux naturalisés, bois de cerf, coquillages, herbiers – lui donnent des allures de cabinet de curiosités.
    L‘étrange gagne à être nimbé d’une douce clarté et Pascale a beaucoup travaillé la lumière. Sur les murs, elle a revêtu le papier peint d’une peinture à la caséine en écho au gris perle des boiseries d’origine.

    Avec son ciel de lit (soierie Lelièvre), l’ancien salon de la marquise de Beauharnais, a été métamorphosé en chambre.
    Les tons fanés du papier peint Laura Ashley et le jeu des boiseries peintes en faux bois rechampies or s’estompent en douceur au fil des longues rêveries dans le lit moelleux et romantique à souhait.
    Au-dessus de la double-porte, le trumeau est une réplique du décor du boudoir de Marie-Antoinette au château de Fontainebleau par Pascal Amblard, artiste peintre.

    À l’heure de la toilette, il fait bon converser dans une salle de bains qui prend des allures de boudoir... Baignoire en zinc décorée d’un faux marbre, paravent trois faces style Louis XVI, miroir oeil-de-boeuf, buffet deux corps XVIIIe patiné en vert-de-gris...

    Divine marquise dont la fine silhouette habite ce miroir vénitien.
    Cet hiver, poussez la porte de cette demeure mise en scène pour l’occasion et dans laquelle tout est à vendre. Une belle adresse pour trouver des idées de cadeaux originales tout en s’imprégnant d’une atmosphère unique. Un régal…


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